L’innovation médicale signée Sophia Genetics

Jurgi Camblong responsable de SOPHiA GENETICS
Jurgi Camblong dirige la société suisse Sophia Genetics. La société de renommée mondiale a décidé de s’implanter sur le site technopolitain Izarbel de Bidart géré par la Communauté Pays Basque. L’un des fleurons de la Technopole Pays Basque.

Le coeur seul aurait pu conduire Jurgi Camblong, PDG de Sophia Genetics, à implanter la nouvelle unité de recherche et de développement en Pays Basque, « la terre qui l’a vu grandir ». Pour autant, le choix de l’installer au sein du site technopolitain Izarbel de Bidart relève bien d’une « logique de développement ».

La société de renommée mondiale, spécialisée dans l’analyse de données médicales, affiche, il est vrai, une santé quasi insolente. « Notre activité en Europe est telle qu’il nous fallait avoir des équipes de recherche et de développement en France, a affirmé Jurgi Camblong lors de sa venue à Bidart en avril. La région Nouvelle-Aquitaine nous a séduits, avec ses atouts, mais également le Pays Basque, avec la présence du Campus Estia, qui forme les ingénieurs informaticiens et mathématiciens appliqués dont nous avons besoin ». La proximité de Bidart avec les centres hospitaliers de Bilbao et de Donostia déjà utilisateurs de sa plateforme de données est un autre argument avancé. Pour la Technopole Pays Basque, dont Izarbel est un pilier, l’implantation de cette société classée parmi les 50 les plus innovantes au monde(1) est un véritable atout.

Double success story

La success story de cette start-up, comme la trajectoire de son directeur, un enfant du pays passé par les bancs de l’ikastola, laisse rêveur. L’aventure Sophia Genetics prend son envol en 2011, en Suisse. Jurgi Camblong, docteur en biologie moléculaire, diplômé de prestigieuses écoles (Genève, Oxford, et Lausanne), y est parti assouvir neuf ans plus tôt « sa passion pour la recherche ». Avec deux pointures de la génomique moléculaire, il décide de créer « un système capable d’aider les hôpitaux et médecins à mieux diagnostiquer des maladies ».

Comment ? En utilisant les nouvelles technologies digitales qui permettent de séquencer les codes génétiques d’un être humain. Pour faire simple : « La plateforme analyse les données génomiques de patients transmises par ces centres hospitaliers, les rend pertinentes afin d’aider le médecin dans ses choix », précise Jurgi Camblong.

Sept ans après, la société est leader mondial de la médecine basée sur les données (data). L’intelligence artificielle créée au travers de sa plateforme analytique est accessible à une cinquantaine d’hôpitaux et de centres de lutte contre le cancer en France, plus de 480 hôpitaux répartis dans 60 pays. « Elle contribue à mieux diagnostiquer un patient toutes les cinq minutes ».

À l’aide de ces technologies, des avancées sont permises pour comprendre l’origine d’une maladie comme le cancer. De fait, la société encourage davantage de médecins à partager les savoirs sur le parcours médical des patients, afin de les transformer en informations cliniques exploitables. Son leitmotiv est clair : « les connaissances obtenues lors de l’analyse du profil génomique d’un patient à Paris peuvent aider à mieux diagnostiquer et traiter un patient avec le même profil à Rio ».

À ce jour, le réseau tissé par cette société forme « la plus grande communauté de génomique clinique au monde ». Il s’étoffera demain du fait de cette implantation en Pays Basque, où sept informaticiens officient déjà. D’autres compétences les rejoindront pour poursuivre l’aventure.

(1) Selon le Massachusetts Institute of Technology (MIT).

+ d’infos : www.technopolepaysbasque.fr

Retrouver la version en basque ici et dans le magazine Bask Info de juin 2018.  

© SOPHiA GENETICS

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