Au Rwanda, des élèves-ingénieurs d'Anglet construisent une école pour des centaines d'enfants

Les 61 élèves-ingénieurs de l’ISA BTP engagés dans la mission Human’Isa XXVI ont réussi leur pari : réaliser un ensemble préscolaire permettant à des centaines d’enfants rwandais de trois à sept ans de faire leur rentrée dès septembre. Une belle aventure qui sera retracée dans un film.

Mise à jour : 23 avril 2026

Les élèves ingénieurs de 5e année de l’ISA BTP d’Anglet sont rentrés du Rwanda le 9 avril, avec le sentiment du travail accompli et des souvenirs attachants. « C’était une belle aventure », glisse Justine Pouyaut, co-présidente de l’association Human’Isa XXVI. Au village d’Akababyeyi, dans la région de Kigali, ils ont construit un groupe préscolaire où des centaines d’enfants - certains vulnérables et orphelins - feront leur rentrée en septembre. C’était leur mission de fin de cursus d’élève-ingénieur : concevoir de A à Z un projet de construction.

Un circuit bien rodé 

La réalisation de ce chantier humanitaire, comme la vie d’ingénieur au sein de l’ISA BTP d’Anglet, est bien rodée. Vingt-cinq promotions ont déjà mené à bien un projet de construction : orphelinat, dispensaire, école... selon un même principe. 

« En 4e année, chaque étudiant doit contacter a minima une ONG ayant un projet dans le pays où elle se trouve. » Sur 90 contactées, 30 ont présenté un projet solide. Après analyse portant sur la sécurité du pays, la viabilité de l’ONG et l’alignement avec les valeurs éthiques d’Human’Isa, 12 ont été retenus. 

« Au départ, le Népal était fléché, mais face aux tensions politiques sur place, nous avons choisi le projet d’OVC Rwanda : ériger un groupe préscolaire destiné à des centaines d’enfants rwandais. »

Cinq semaines de travaux sur place

« En amont, nous avons travaillé avec un ingénieur local, précise Justine. C’est beaucoup de préparation, en termes de conception, de logistique ». En mars, l’équipe composée de 61 étudiants, deux infirmières, trois professeurs encadrants a gagné le Rwanda pour cinq semaines de travaux. Ils ont été aidés par les locaux. « Nous échangions chacun dans notre langue, souvent à l’aide de signes », sourit Justine.

« Le terrain n’étant pas plat, il a fallu monter un mur de soutènement, creuser des coursives autour des bâtiments en raison des fortes pluies. » Quatre bâtiments de béton équipés d’une charpente métallique composent l’ensemble : l’un pour la crèche avec deux salles de 50m2, deux salles de dortoir et cuisine ; un 2e pour la maternelle avec trois salles de 50m2 ; deux derniers pour des bureaux et les sanitaires. En tout, près de 450m2 de bâti ont été érigés sur une emprise au sol de près de 600m2.

Les étudiants sont rentrés avec le sentiment du travail accompli. Ils suivront avec émotion la rentrée des enfants en septembre. Ils conserveront le lien via l’association Humanisaspirit, chargée d’assurer le suivi à long terme des projets menés à l’étranger. En septembre encore, un film retraçant l’aventure sera projeté lors de la remise des diplômes.