Concours des prairies fleuries : les éleveurs ont jusqu’au 22 mai pour candidater

Le concours des prairies fleuries revient au Pays Basque. Les éleveurs ont jusqu’au 22 mai pour inscrire leurs parcelles. À la clé : un diagnostic agroécologique, des échanges entre professionnels et, pour le lauréat, une finale au Salon international de l’agriculture.

Mise à jour : 19 mai 2026

Les 28 mai et 4 juin, le jury du concours des prairies fleuries visitera les parcelles d’éleveurs volontaires, soucieux d’en savoir plus sur les vertus des plantes et des herbes qui y poussent. 

En 2024, Daniel Susperreguy était lauréat pour le Pays Basque. Sa prairie de fauche à Suhescun avait séduit grâce à la diversité d’espèces végétales servant au pâturage de ses brebis laitières ou pour la fauche, et au cours d’eau qu’il avait su préserver. 

En 2023, Pierre Monaco de Saint-Étienne-de-Baigorri, avait lui aussi été distingué. Son exploitation familiale, la ferme Sallaberria, compte 29 hectares de prairies, landes et parcours privés où pâturent les animaux et qui fournissent le fourrage sec de la ferme. Pierre y maintient les pratiques extensives permettant la préservation de prairies maigres de fauche d’intérêt communautaire. Pour le concours, il avait présenté une parcelle de 3,5 hectares. 

« Cette prairie naturelle, très colorée, offre un milieu favorable aux abeilles, aux oiseaux, aux reptiles, aux petits mammifères, qui viennent s’y reproduire. Ici, rien de semé, pas de produit phytosanitaire, que du fumier, du lisier », détaille-t-il. La prairie est aussi entourée de forêts de vignes, « un atout pour la biodiversité ».

« Les plantes ont une vertu médicinale »

Sur sa parcelle, le jury a relevé 18 espèces d’herbes et de fleurs. Pour Pierre Monaco, cette diversité contribue directement à la bonne santé de ses bêtes. « Les plantes ont une vertu médicinale » assure-t-il. Au printemps, les couleurs de la prairie lui font « imaginer le plaisir des brebis - ou des bêtes sauvages comme les chevreuils - à chercher des goûts ou des textures différentes ».

Il en est sûr : « cette diversité, cette herbe saine sans produits chimiques, c’est ce qui donne un bon goût au fromage. » L’éleveur reconnaît aussi au concours « son regard technique sur la diversité des plantes et des fleurs ». 

« Ça devrait intéresser d’autres éleveurs », estime-t-il, évoquant aussi la possibilité d’assister à la finale au Salon de l’agriculture et d’échanger avec d’autres professionnels autour de leurs pratiques agroécologiques. Un bon coup de projecteur qui plus est pour leurs exploitations et leurs produits.

Les candidatures ouvertes jusqu’au 22 mai

Axée sur les prairies, l’édition 2026 du concours général agricole des pratiques agro-écologiques prairies et parcours d’estive, concerne 8 sites Natura 2000 Pays Basque : Le Saison, La Nive, La Nivelle, le massif du Baigura, le massif de Larrun et de Xoldokogaina, le massif du Mondarrain et de l'Artzamendi, les montagnes de Saint-Jean-Pied-de-Port et celles des Aldudes. 

Pour candidater les éleveurs sont invités à contacter directement les animateurs Natura 2000 de chaque site :https://www.communaute-paysbasque.fr/eau-environnement-energies/les-sites-natura-2000-au-pays-basque

Les visites seront réalisées les 28 et 4 juin par un jury composé d’acteurs agricoles, agronomes, naturalistes. Il désignera le meilleur équilibre agro-écologique, sur la base des qualités agronomiques, environnementales, paysagères des parcelles présentées.

Le lauréat recevra un prix d’excellence à Lurrama et sera sélectionné pour la finale nationale au Salon International de l’Agriculture 2027 à Paris.