Temps d’aimer, effusion de danse !
Le 36e Festival du Temps d’aimer la danse marque les derniers pas de son directeur artistique, Thierry Malandain. Du 10 au 21 septembre, la programmation saura séduire avec plus de 80 rendez-vous en Pays Basque : créations mondiales, spectacles de compagnies émergentes…
Mise à jour : 11 juin 2026
Au départ, il y a eu ce rêve de faire de la danse un pilier de Biarritz et d’irriguer l’ensemble du territoire. Trente-six ans après, le Festival du temps d’Aimer affiche son insolente réussite, avec plus de 38 000 spectateurs, des spectacles de qualité diffusés en plusieurs villes du Pays Basque. Ce succès, on le doit d’abord au parti-pris artistique de Thierry Malandain, à la tête du Malandain Ballet Biarritz. En 27 ans, le directeur a marqué de son empreinte sa compagnie et ce festival. Ce grand chorégraphe et humaniste tirera sa révérence en 2027.

80 rendez-vous en 18 lieux
C’est une édition 2026 prometteuse, à l’énergie bouillonnante, qui se profile : 80 rendez-vous sur 10 jours, 20 compagnies en salle, 4 créations mondiales, des spectacles dans 18 villes basques, perçant jusque Errenteria, pour le côté transfrontalier, et à Pau, côté Béarn. En ouverture, le festival s’offre une avant-première mondiale. Benjamin Millepied, ancien directeur du ballet de l’Opéra national de Paris et danseur étoile du New York City ballet, dévoilera son dernier ballet Summerland, créé pour les Folies Bergères où il sera ensuite donné, sur la pop intime de November ultra, révélation aux Victoires de la musique.
L’étoile internationale basque Lucia Lacarra et son partenaire narreront une grande épopée amoureuse. Martin Harriague, futur directeur du Malandain Ballet Biarritz, offrira Awen-Thesacred Veil, œuvre chorale servie par 14 danseurs du Ballet de l’Opéra Grand Avignon, et Prométhée, fresque chorégraphique en lien avec la mythologie. Joy, proposé en clôture, c’est une effusion de joie annoncée, à travers les propositions de trois chorégraphes : le duo Iratxe Ansa et Igor Bacovich, Marco Goecke et Alexander Ekman. Un voyage artistique de l’Oiseau de feu, Boléro, Midi et demi mettra en résonance les sources d’inspiration de Thierry Malandain.

Bilaka, Haatik dantza, Ibawa…, la création basque en force
Côté création basque, le festival mise sur l’humanisme solaire de Bilaka kolektiboa au travers de Dirau, ou de Bezperan, réadaptée pour être jouée dans les jai alai de Mauléon et Saint-Jean-Pied-de-Port. Interprète de William Forsythe et chorégraphe, Jone San Martin et Haatik dantza revisiteront le patrimoine d’Herri Gogoa, premier label discographique du Pays Basque. En jupe traditionnelle et dock martins, le quatuor Ibawa invoquera la figure tutélaire de la société basque…
Multiculturalisme et diversité à l’honneur
Comment ne pas évoquer la chorégraphe catalane Aina Alegre venue rechercher dans son matrimoine Carmen Amaya, figure flamboyante du flamenco. Ou le spectacle détonant Sol Invictus de Hervé Koubi, qui invitera sur scène dix-sept artistes hip hop. Rachid Ouramdane, directeur de Chaillot - Théâtre national de la danse, réunira dix danseurs acrobates dans une fresque céleste. À noter encore le rendez-vous dance de Mathieu Geffré, duo amoureux revisité, porté par la voix de Nina Simone et Ad Libitum de la Cie SLB, un « duo magnétique ». Deux coups de cœur des organisateurs.
Le Temps d’aimer, ce sont aussi des rendez-vous hors-les-murs : dance floor au plaza berri, répétitions publiques, gigabarres à la grande plage, films à la médiathèque…
Pratique
Infos sur les spectacles, dates et horaires, tarifs (pass à 13 euros, tarifs solidaires) : letempsdaimer.com