Les stations d'épuration

Le rôle d’une station d’épuration ou d’une lagune est de nettoyer les eaux usées urbaines (domestiques, pluviales et parfois industrielles) recueillies à l’entrée de l’usine afin de rendre une eau propre et de qualité au milieu naturel.

  • 116 stations d'épurations sont repoarties sur le territoire
  • ¾ des stations d’épuration du territoire sont de petites tailles ; 89 unités traitent des flux inférieurs à 2 000 Équivalent-Habitant (EH).
  •  les 16 plus grosses installations (+ 10 000 EH) assurent à elles seules le traitement de 92 % des flux collectés sur le territoire.

EH : L’Equivalent-Habitant est une notion utilisée en assainissement notamment pour quantifier la pollution potentiellement émise dans un système d’assainissement et la capacité des stations d’épuration. Une directive européenne du 21 mai 1991 définit l’équivalent-habitant comme étant « la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique en oxygène en cinq jours de 60 grammes d’oxygène par jour.

Crédit schéma : Agence de l'Eau Adour Garonne

Les différents traitements de l'eau

  • Les boues activées

Le principe de traitement est de reproduire le système d'autoépuration d'une rivière en mettant en place une microfaune bactérienne appelée «boues activées» qui en présence d'air va transformer en boues la pollution dissoute reçue. Ces boues sont séparées de l'eau épurée par un clarificateur. Le domaine d'application est celui des stations d'une capacité supérieure à 500 équivalents-habitants. Les rendements épuratoires en azote et carbone obtenus par cette filière sont excellents et le traitement du phosphore est possible.

  • La filière membranaire

C'est une variante du procédé de traitement exposé ci-dessus, où la séparation eau-boues se fait par filtration sur membrane. Ce procédé est très performant pour l'élimination des germes pathogènes.

  • Les éco techniques comme le lagunage naturel

Les végétaux interviennent soit indirectement par leur système racinaire à l'entretien d'une vie microbienne dans des sols naturels ou reconstitués, soit directement par l'exportation d'eau ou d'éléments fertilisants prélevés dans les eaux usées.

Le saviez-vous ?

Le choix de la technique d’épuration résulte de la prise en compte de plusieurs critères

  • Le nombre d’abonnés sur le secteur
  • la nature, la qualité et la sensibilité du cours d’eau récepteur,
  • les caractéristiques du réseau d’assainissement,
  • les coûts d’investissement et de fonctionnement,
  • les contraintes liées au site d’implantation.

La valorisation des boues

Les boues produites dans les stations d’épuration collectives résultent de la mise en œuvre de techniques d’assainissement visant à réduire les quantités de matières solides et de contaminants dans les eaux urbaines résiduaires. Leur gestion passe par la valorisation de leur potentiel agronomique ou énergétique en veillant à l’absence d’effets néfastes sur l’environnement.

La voie du recyclage que prône le Grenelle de l’environnement est celle qui a été adoptée depuis longtemps pour la gestion des boues d’épuration. Sur notre territoire, la production des boues est valorisée principalement en compostage pour l’agriculture.

La production des boues est issue à près de 90 % des plus grosses stations d’épuration. (les stations d’épuration implantées sur les communes de Bayonne, d’Anglet et de Biarritz ont généré à elles seules plus de 42 % de la production des boues du territoire).

Un diagnostic permanent

L’article 12 de l’arrêté du 21 juillet 2015 a rendu obligatoire la mise en place d’un diagnostic permanent pour les systèmes d’assainissement de plus de 10 000 EH au plus tard au 31 décembre 2020.  Le diagnostic permanent est un dispositif de maîtrise du risque qui vise à orienter le programme d’exploitation et d’investissement pour réduire l’impact du système d’assainissement sur le milieu récepteur, avec une périodicité au moins annuelle.

Le programme d'investissements

En moyenne, on renouvelle les stations d'épuration (STEP) tous les 20 ans afin de prendre en compte les nouvelles exigences règlementaires, prévoir les besoins de la population. La Communauté Pays Basque a ainsi programmé des travaux conséquents nécessités par des performances d’installations inadaptées ou par des besoins futurs à anticiper (amélioration des équipements à la demande des exploitants ou prévision d’évolution des besoins).

Zooms sur certains projets

Reconstruction extension de la station d'épuration de Saint Bernard

La station d’épuration des eaux usées dite de Saint Bernard se situe sur le territoire de la commune de Bayonne, sur la rive droite de l’Adour, en limite de la commune de Boucau. Mise en service en 1986, elle a été initialement conçue pour traiter les eaux usées des réseaux d’assainissement collectifs en provenance de Bayonne et de Boucau avec une capacité de 5000 équivalents-habitants (EH).

Aujourd’hui la capacité de la station a atteint ses limites et est parfois dépassée notamment en période de fortes pluies. L’ensemble des équipements, bien qu’ayant fait l’objet de rénovations, est vieillissant. Une nouvelle station d’épuration va être construite sur le site de l’actuelle station. Elle a été pensée pour répondre aux obligations réglementaires et aux enjeux démographiques tout en prenant en compte les contraintes de préservation de l’environnement. 

  • La capacité de traitement est quintuplée, passant de 5 000 équivalents habitant (EH) à 26 000 EH. En fonction de l’augmentation démographique de Boucau et de Bayonne, cette capacité pourra être poussée jusque 39 000 EH (prévision 2035/2040), des équipements de traitement pourront être ajoutés sans travaux complémentaire de génie civil.
  • L’extension de la capacité de traitement à terme sera notamment possible en rajoutant des raquettes d’insufflation d’air dans les bassins d’aération et des membranes dans le bassin membranaire. Cette solution de traitement membranaire permet de préserver les milieux sensibles de l’Adour. L’eau traitée est limpide et reprend son cycle naturel en rejoignant l’Adour par une conduite de rejet.
  • Pour gérer et réguler les flux par temps de pluie et ainsi limiter les déversements dans le milieu naturel, le projet prévoit la construction d’un bassin tampon de 1700 m3 en tête de station. Ce bassin sera vide par temps sec et se remplira par temps de pluie en fonction de l’intensité de celle-ci. L’objectif est de bassin et d’envoyer un débit constant aux membranes ce qui garantit la performance de filtration de ces équipements et donc la bonne épuration des eaux usées.

Le chantier de réalisation de cet équipement va se dérouler sur 18 mois. Le montant total des travaux s’élève à 11 000 000 € HT avec une participation financière de 57 % de l’Agence de l’Eau Adour Garonne.

Déroulé du chantier

  • Phase de terrassement et fondations : mi-octobre à fin 2019
  • Travaux de construction :  jusqu’à la fin du printemps 2020
  • Mise en place des équipements et électricité : été 2020 jusqu’à fin 2020
  • Début des essais : fin 2020
  • Mise en service de la nouvelle station et déconstruction de la station actuelle : été 2021

 

Réhabilitation de la station d’épuration de Bardos

La station d’épuration se situe au sud du bourg de Bardos. Mise en service en 1997, elle a été initialement conçue pour traiter les eaux usées des réseaux d’assainissement collectifs d’une capacité de 600 équivalents-habitants (EH).

Aujourd’hui la capacité de la station a atteint ses limites. L’ensemble des équipements, bien qu’ayant fait l’objet de rénovations, est vieillissant. Une nouvelle station d’épuration va être construite sur le site de l’actuelle station. Elle a été pensée pour répondre aux obligations réglementaires et aux enjeux démographiques tout en prenant en compte les contraintes de préservation de l’environnement. 

Le développement urbain de la commune, concentré dans un premier temps sur la densification du centre bourg, permet d’envisager la réalisation d’une nouvelle station d’épuration en deux phases :

  • Première phase : en 2021, création d’une station de capacité 900 EH ;
  • Seconde phase : extension de la station d’épuration à 1 800 EH, en fonction de l’évolution des charges et des raccordements au réseau d’assainissement collectif.

Les travaux prévus cette année consistent en la création d’un système de traitement des eaux usées de type biodisques d’une capacité de 900 EH, et la pose d’une conduite de rejet des effluents traités associée. Il est prévu un rejet des eaux usées traitées éloigné d’environ 4 kilomètres : le milieu récepteur défini comme le plus favorable est la Bidouze, située à l’extrême nord-est de la commune.

Le chantier de réalisation de cette station d’épuration va se dérouler sur 12 mois. Le montant total des travaux s’élève à 1 402 752 € HT avec une participation financière de 585 000 € HT de l’Agence de l’Eau Adour Garonne.

Déroulé du chantier 

  • Date de démarrage des travaux : Avril 2021
  • Durée prévisible des travaux : 12 mois
  • Mise en service de la nouvelle station : printemps 2022

 

 

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