Déchets inertes : une plateforme de valorisation et de stockage en construction

Une plateforme de valorisation et de stockage des déchets inertes verra le jour à Urrugne en 2021, à l’initiative du Syndicat mixte Bil Ta Garbi. Cette unité permettra de donner une seconde vie aux déchets du BTP et de stocker jusqu’à 72 000 tonnes de gravats chaque année.

Publié le 27-10-2020

Dans cette page

“La Croix des Bouquets” est le lieu-dit et le nom donné au projet de cette nouvelle installation de recyclage et de stockage des déchets inertes portée par Bil Ta Garbi, en cours de construction au sud-ouest du centre bourg d’Urrugne.

Le site, d’une superficie totale de plus de 8 hectares, devrait ouvrir ses portes en début d’année 2021 aux professionnels du bâtiment qui pourront y déposer gravats, béton, briques et autres tuiles. La plateforme, dans une logique de proximité, accueillera principalement les déchets inertes provenant des chantiers de la Côte Sud du Pays Basque.

« Ce centre maîtrisé, aux normes environnementales très satisfaisantes, permettra d’éviter les décharges sauvages sur lesquelles il n’y aucune maîtrise du tri » souligne Martine Bisauta, Présidente du Syndicat Bil Ta Garbi et Vice-présidente en charge de la Transition écologique et énergétique et de l’Agglomération Citoyenne à la Communauté Pays Basque. 

L’objectif principal de la plateforme est de permettre le recyclage des déchets inertes qui pourront être à nouveau réutilisés localement en matériaux de construction. « Le stockage sera quant à lui réservé aux déchets ultimes, c’est-à-dire non valorisables. Pour rappel, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte impose de valoriser sous forme de matière 70% des déchets du bâtiment et des travaux publics d’ici 2020. » précise à son tour Magali Lartigue, chargée de mission déchets inertes au Syndicat. Une incitation à produire moins et mieux, et bien gérer ce qui est produit.

Afin de maîtriser l’impact du projet sur le milieu naturel, des mesures compensatoires ont été mises en place par le Syndicat afin que la protection des différentes espèces présentes sur site soit assurée. Celles-ci ont été réalisées en partenariat avec de nombreux acteurs tels que le Jardin Botanique de Saint-Jean-de-Luz, le Bureau d’étude Simethis, l’association Adeli ou encore le CPIE Littoral basque.

Actualités ArtikuluakActualitats